Du centre-ville aux hauteurs de Rochetaillée, en passant par les rives de Saint-Victor-sur-Loire, je retire les nids et j'équipe les troncs. Sans produit chimique, au forfait de 250 €, déplacement compris.
On parle de Saint-Étienne comme d'une seule ville, mais pour la chenille processionnaire, c'est trois terrains différents. Le cœur de la cité, autour de 500 mètres d'altitude, garde des pins dans les jardins de pavillons, les copropriétés des années soixante et soixante-dix et les talus des collines comme Montreynaud ou Côte-Chaude. Au nord-ouest, Saint-Victor-sur-Loire, rattachée à la ville depuis 1969, descend vers les gorges et le lac de Grangent : versants secs, bien exposés, pins nombreux. C'est le secteur où les nids apparaissent le plus tôt. Au sud-est, Rochetaillée, rattachée en 1973, monte vers le Pilat : au-dessus de 650 mètres, le cycle prend souvent deux à trois semaines de retard sur le centre.
Concrètement, un habitant de Saint-Victor qui m'appelle fin février est déjà presque en retard, alors qu'à Rochetaillée la même date laisse encore de la marge. Je planifie mes tournées stéphanoises en tenant compte de cet écart.
Saint-Étienne fait partie des communes qui ont tranché la question de la responsabilité. Un arrêté municipal pris le 10 mars 2016 oblige les propriétaires et les occupants d'un terrain privé à lutter contre la processionnaire du pin. Autrement dit, si un pin de votre jardin porte des nids, le traitement vous revient, que vous soyez propriétaire ou locataire selon ce que prévoit votre bail.
La mairie, de son côté, s'occupe de l'espace public : ses équipes retirent les cocons dans les parcs, les squares et le long des voiries entre janvier et mars. Si vous repérez un nid sur un arbre de la ville, le signalement passe par le service environnement, via la démarche en ligne de Saint-Étienne. Elle n'intervient pas chez les particuliers. C'est là que j'entre en jeu.
Dans les quartiers pavillonnaires, les parcelles sont serrées. Le pin infesté est souvent de l'autre côté de la haie, et c'est votre pelouse que traversent les processions au printemps. Je ne peux intervenir que sur un terrain dont le propriétaire ou l'occupant me le demande. Le premier pas est donc d'en parler à votre voisin, en lui rappelant l'arrêté de 2016. S'il ne fait rien, le service environnement de la ville peut être saisi. Dans la plupart des cas, la discussion suffit, et je traite souvent les deux jardins dans la même matinée, chacun au forfait.
À l'automne, regardez la cime de vos pins : des touffes d'aiguilles brunies au milieu d'un feuillage vert trahissent les jeunes colonies. Dès les premiers froids, les cocons blancs deviennent visibles et grossissent jusqu'à la fin de l'hiver. Si vous en voyez un, il y en a souvent d'autres sur le même arbre ou dans les sujets voisins. Ne secouez jamais une branche porteuse et ne ramassez pas un cocon tombé, même sec : les soies urticantes restent actives des mois.
Pour un chien, le danger arrive au moment des processions. Un chien qui lèche une file de chenilles peut perdre une partie de la langue. Dans les quartiers où l'on promène beaucoup, comme les abords des parcs et des chemins de colline, c'est la raison numéro un des appels que je reçois en mars.
Sur les franges boisées, côté Rochetaillée et vers les gorges de la Loire, on croise aussi la processionnaire du chêne. Elle ne fait pas de boule au bout des branches : elle tisse une toile grise contre le tronc, souvent à hauteur de visage, et ses chenilles ne descendent pas au sol. Le retrait demande un équipement différent. Décrivez-moi l'arbre au téléphone, je vous dirai tout de suite de quelle espèce il s'agit.
De décembre à mars, je coupe les nids à la perche télescopique, en combinaison intégrale, et je les emporte dans un sac fermé pour destruction. Rien ne reste sur votre terrain. Cette méthode fonctionne jusqu'à 10 mètres de hauteur, ce qui couvre la grande majorité des pins de jardin en ville.
Pour les grands pins des propriétés de Saint-Victor ou de Rochetaillée, qui dépassent parfois cette hauteur, je pose un écopiège : une collerette étanche autour du tronc, reliée à un sac. Au printemps, les chenilles qui descendent s'y engouffrent et n'en ressortent plus. Le dispositif travaille seul pendant toute la période des processions, sans produit et sans élagage.
J'utilise uniquement ces méthodes mécaniques. En copropriété, autour d'une école ou d'un jardin où jouent des enfants, c'est un vrai avantage : il n'y a pas de zone interdite après mon passage.
Après mon passage, je vous montre les endroits du jardin à éviter quelques semaines, le temps que les soies retombées perdent leur pouvoir urticant, et je vous désigne les pins à garder à l'œil l'hiver suivant. Si votre terrain est touché année après année, ce qui arrive souvent sur les versants de Saint-Victor, mieux vaut alors combiner écopiège et pièges à phéromones l'été que revenir couper des nids chaque saison.
Que je vienne à Bellevue, à Terrenoire, à Saint-Victor ou à Rochetaillée, le prix est le même. Je vous l'annonce au téléphone et je le confirme par écrit avant de me déplacer.
| Prestation | Détail | Tarif |
|---|---|---|
| Échenillage | Forfait jusqu'à 10 nids, à 10 mètres de hauteur maximum | 250 € |
| Écopiège seul | Pose sur le tronc, par arbre équipé | 130 € |
| Écopiège lors de l'échenillage | Pose au cours d'un échenillage, par arbre | 90 € |
| Déplacement | Toutes communes du 42, sans supplément kilométrique | Inclus |
Chaque nid au-delà du dixième est compté 10 €. Pour une copropriété, un établissement scolaire ou un terrain ouvert au public, je passe d'abord voir sur place et je vous remets un devis gratuit.
Pour Saint-Étienne, comptez en général 48 à 72 heures entre votre appel et mon passage, avec un créneau fixé dès le premier échange. En mars et avril, quand les processions commencent, les foyers avec jeunes enfants ou animaux passent en priorité.
Oui. À Saint-Étienne, l'arrêté municipal du 10 mars 2016 impose aux propriétaires et occupants de terrains privés de lutter contre la processionnaire du pin.
Non. Les services de la ville retirent les cocons sur l'espace public, entre janvier et mars. Sur un terrain privé, il faut faire appel à un professionnel.
Non. Le forfait de 250 € s'applique partout dans la commune, comme dans le reste de la Loire, déplacement compris.
Idéalement entre décembre et février, quand les nids sont visibles et que les chenilles ne sont pas encore descendues. À Saint-Victor, visez plutôt le début de cette période ; à Rochetaillée, vous avez un peu plus de marge.
Pour un prix ferme au téléphone, j'ai besoin de trois choses : le type d'arbre, une estimation de sa hauteur et le nombre de nids que vous voyez. Votre quartier m'aide aussi à prévoir le bon créneau.
Pour tout savoir sur le cycle de l'insecte et les deux espèces présentes dans le département, consultez la page traitement des chenilles processionnaires dans la Loire.
Une colonie retirée à temps, c'est un printemps tranquille pour toute la famille, chien compris.
— Didier