Traitement des nids de processionnaires à Boisset-Saint-Priest : coupe à la perche jusqu'à 10 mètres, écopiège au-delà. Je réponds moi-même et c'est moi qui viens.
Avec ses 1 298 habitants, Boisset-Saint-Priest combine des lotissements récents et des propriétés anciennes plantées de pins — deux situations qui n'appellent pas la même réponse.
Le territoire relève de le bassin forézien, adossé à l'ouest aux Monts du Forez. La plaine est un pays de chênes, donc de processionnaire du chêne au printemps, tandis que les pins des versants abritent celle du pin en hiver. C'est le seul secteur du département où je pose systématiquement la question de l'essence avant de donner un prix.
Les poils urticants se détachent au moindre coup de vent et restent actifs longtemps après le départ des chenilles, y compris dans l'herbe et les débris.
Beaucoup de propriétaires ne savent pas que le chêne est concerné, et attendent l'hiver pour appeler alors que la saison est passée. Si votre arbre est un chêne, le bon moment se situe entre mai et juillet, quand la nappe est formée et les chenilles regroupées sur le tronc.
Toutes les masses blanches dans un arbre ne sont pas des nids de processionnaires. Les toiles d'araignées se déchirent au doigt et disparaissent à la première pluie. Les nids d'hyponomeutes, sur fusains et pommiers, forment de grandes nappes translucides mais sont totalement inoffensifs. Le gui, lui, est une boule verte persistante qui n'a rien à voir. Envoyez-moi une photo au besoin, je vous dirai en une minute.
Une chenille porte plusieurs centaines de milliers de poils microscopiques en forme de harpon, qui se détachent au moindre stress. Un coup de vent, un choc sur la branche, et vous en recevez sans avoir rien approché. C'est ce qui rend l'insecte dangereux même à distance, et pourquoi une aire de jeux sous un pin infesté est un vrai problème.
Un arbre appartient à celui sur le terrain duquel il pousse, et lui seul décide d'y faire intervenir. En revanche, vous pouvez faire poser un écopiège sur vos propres arbres et sécuriser votre parcelle. Beaucoup de mes chantiers commencent ainsi : deux voisins qui se partagent le coût d'une intervention plutôt que de se disputer pendant trois saisons.
Le principe est simple : le nid part avec ses occupants. Perche télescopique jusqu'à 10 mètres, coupe nette de la branche porteuse, mise en sac étanche immédiate, évacuation. Rien ne tombe au sol, rien ne se disperse. Sur un arbre accessible, c'est trente à soixante minutes selon le nombre de nids.
L'écopiège est un collier étanche posé autour du tronc, relié à un sac de collecte. Quand les chenilles entament leur descente en file indienne, elles sont déviées dans le sac dont elles ne ressortent pas. Aucun produit, aucune coupe, et un dispositif qui continue de travailler plusieurs semaines après ma visite.
Zéro produit, c'est un vrai argument quand il y a des enfants, un chien, des poules ou un potager. Ça l'est encore plus sur une école ou un camping, où le gestionnaire n'a pas envie d'expliquer aux familles ce qui a été pulvérisé et quand.
Le tarif est fixe et connu d'avance. Il ne dépend ni de la difficulté rencontrée sur place, ni du temps passé : un forfait annoncé est un forfait tenu, même si la matinée y passe.
| Prestation | Détail | Tarif |
|---|---|---|
| Échenillage | Forfait jusqu'à 10 nids, à 10 mètres de hauteur maximum | 250 € |
| Écopiège seul | Pose sur le tronc, par arbre équipé | 130 € |
| Écopiège lors de l'échenillage | Pose au cours d'un échenillage, par arbre | 90 € |
| Déplacement | Toutes communes du 42, sans supplément kilométrique | Inclus |
Au-delà de 10 nids, chaque nid supplémentaire est facturé 10 €. Sur un terrain recevant du public, je viens constater sur place et j'établis un devis gratuit.
Je préfère annoncer 48 à 72 heures et tenir, plutôt que promettre le lendemain et décaler. Un traitement de chenilles n'est presque jamais une urgence à l'heure près, contrairement à un nid de guêpes : ce qui compte, c'est que le rendez-vous soit ferme.
Quatre temps dans l'année : vol des papillons de juin à septembre, formation des pré-nids à l'automne, nid d'hiver visible de décembre à mars ou avril, descente au sol d'avril à juin. Chaque période appelle une réponse différente, et une méthode appliquée hors saison ne sert à rien.
Les chevaux sont gravement exposés, et le sujet est très peu traité. Un cheval qui broute sous un pin infesté peut développer des lésions buccales sévères, et chez les juments gestantes les poils urticants sont associés à des avortements. Si vos pâtures sont bordées de pins, l'écopiège est un investissement dérisoire au regard du risque.
Beaucoup d'alignements de pins bordant les routes départementales sont infestés, et personne ne signale rien en croyant que quelqu'un d'autre s'en occupe. Un courriel à la mairie suffit à mettre le sujet sur la table. Plusieurs communes que je connais ont lancé leur campagne d'échenillage après un simple signalement d'habitant.
Je ne coupe pas les arbres. Abattre un pin pour régler un problème de chenilles est presque toujours disproportionné, et je vous le dirai. Si l'abattage s'impose réellement, je vous oriente vers un élagueur-grimpeur plutôt que de m'improviser bûcheron.
Venir à Boisset-Saint-Priest ne coûte rien de plus. Je préfère un prix unique et lisible plutôt qu'un barème de zones que personne ne comprend.
Le plus simple reste le téléphone. Quelques questions suffisent pour savoir s'il s'agit bien de processionnaires et ce que coûtera l'intervention.
Le cycle complet, les deux espèces et les précautions à prendre sont détaillés sur la page traitement des chenilles processionnaires dans la Loire.
Et si tout se passe bien, j'espère ne pas avoir à revenir chez vous. Des chenilles qui reviennent, ce n'est jamais une bonne nouvelle.
— Didier