Traitement des nids de processionnaires à Aboën : coupe à la perche jusqu'à 10 mètres, écopiège au-delà. Je réponds moi-même et c'est moi qui viens.
Aboën est un village de 481 habitants. À cette échelle, un seul pin infesté en bordure de route ou près de l'aire de jeux expose une bonne partie des riverains. Perchée aux alentours de 690 mètres, la commune connaît un calendrier décalé de plusieurs semaines sur celui de la plaine.
Aboën appartient à le bassin stéphanois, adossé aux premiers versants du Pilat. Les coteaux qui dominent l'agglomération portent des pins sylvestres et des pins noirs d'Autriche, deux essences dont la processionnaire raffole. Le secteur cumule densité de population et arbres matures, ce qui explique le nombre d'appels que je reçois entre décembre et juin.
Les poils urticants se détachent au moindre coup de vent et restent actifs longtemps après le départ des chenilles, y compris dans l'herbe et les débris.
La processionnaire du pin s'attaque en priorité au pin noir d'Autriche et au pin sylvestre, les deux essences les plus plantées dans le département. Elle touche aussi le pin maritime, le pin d'Alep et, plus rarement, le cèdre. Les sujets isolés et bien exposés au soleil sont davantage attaqués que ceux pris dans un massif dense.
Le chien est la victime type, parce qu'il explore avec le museau. Quelques secondes de contact suffisent. Si cela arrive, rincez abondamment la gueule à l'eau claire sans frotter, protégez-vous les mains, et filez chez le vétérinaire sans attendre : c'est la rapidité de la prise en charge qui détermine la suite.
Un arbre appartient à celui sur le terrain duquel il pousse, et lui seul décide d'y faire intervenir. En revanche, vous pouvez faire poser un écopiège sur vos propres arbres et sécuriser votre parcelle. Beaucoup de mes chantiers commencent ainsi : deux voisins qui se partagent le coût d'une intervention plutôt que de se disputer pendant trois saisons.
L'échenillage mécanique reste ma méthode de référence entre décembre et mars. Elle suppose que le nid soit à portée de perche, donc sous les 10 mètres. Au-dessus, la coupe n'est plus possible depuis le sol et je bascule sur l'écopiège, qui traite le problème autrement.
C'est la réponse aux nids situés au-delà de 10 mètres, hors de portée de la perche. Plutôt que d'atteindre le nid, on intercepte les chenilles au seul endroit où elles passent obligatoirement : le tronc. Le collier se pose en une heure et se réutilise les saisons suivantes, ce qui en fait l'option la plus économique sur la durée.
Je conseille souvent les nichoirs aux propriétaires de grands terrains, en parallèle du traitement. Il ne faut simplement pas s'attendre à un effet la première année : c'est un investissement sur la durée, pas une solution de crise.
Je travaille exclusivement en mécanique : échenillage, écopiège, piégeage. Rien n'est pulvérisé sur vos arbres, rien ne retombe sur le potager, rien ne ruisselle vers un bassin ou une ruche. Vous n'avez donc aucun délai de retour à respecter, et vos animaux peuvent circuler dès mon départ.
Le relief modifie le calendrier de plusieurs semaines. Sur les secteurs les plus hauts, j'échenille encore début avril alors que la saison est close plus bas. Inversement, une procession en juin n'a rien d'anormal ici — beaucoup de propriétaires croient le danger passé et se font surprendre.
Le tarif est fixe et connu d'avance. Il ne dépend ni de la difficulté rencontrée sur place, ni du temps passé : un forfait annoncé est un forfait tenu, même si la matinée y passe.
| Prestation | Détail | Tarif |
|---|---|---|
| Échenillage | Forfait jusqu'à 10 nids, à 10 mètres de hauteur maximum | 250 € |
| Écopiège seul | Pose sur le tronc, par arbre équipé | 130 € |
| Écopiège lors de l'échenillage | Pose au cours d'un échenillage, par arbre | 90 € |
| Déplacement | Toutes communes du 42, sans supplément kilométrique | Inclus |
Au-delà de 10 nids, chaque nid supplémentaire est facturé 10 €. Sur un terrain recevant du public, je viens constater sur place et j'établis un devis gratuit.
Je préfère que vous soyez présent la première fois : cela me permet de vous montrer ce que j'ai repéré, de vous indiquer les zones à éviter après mon passage, et de répondre à vos questions. Si vous ne pouvez pas, on s'organise autrement, à condition que j'aie accès à la parcelle.
Le nid d'hiver reste visible de décembre à mars ou avril, accroché en bout de branche : c'est la fenêtre principale, celle où l'on peut à la fois retirer le nid et sécuriser le tronc. Vient ensuite la descente, d'avril à juin, période de tous les accidents. L'idéal est d'avoir agi avant.
Sur une aire de jeux ou une cour arborée, le retrait du nid ne suffit pas : il faut aussi traiter la question des poils déjà dispersés au sol. Je vous indique quelle zone neutraliser, pendant combien de temps, et ce qu'il faut éviter — le souffleur en tête de liste, qui remettrait tout en suspension au moment de la rentrée.
La règle est simple : l'arbre appartient au propriétaire du terrain sur lequel il pousse. Sur un trottoir ou un talus communal, c'est la commune ; le long d'une départementale, c'est souvent le conseil départemental. Un doute ? La mairie saura vous dire, et transmettra si ce n'est pas de son ressort.
Le trajet jusqu'à Aboën est inclus. C'est le même principe que sur mes autres prestations : un forfait tout compris, sans ligne kilométrique en bas de facture.
Appelez-moi avec deux ou trois précisions — essence de l'arbre, hauteur approximative, nombre de nids — et je vous donne un prix ferme immédiatement.
Le cycle complet, les deux espèces et les précautions à prendre sont détaillés sur la page traitement des chenilles processionnaires dans la Loire.
Et si tout se passe bien, j'espère ne pas avoir à revenir chez vous. Des chenilles qui reviennent, ce n'est jamais une bonne nouvelle.
— Didier