Traitement des nids de processionnaires à Sainte-Agathe-en-Donzy : coupe à la perche jusqu'à 10 mètres, écopiège au-delà. Je réponds moi-même et c'est moi qui viens.
Sainte-Agathe-en-Donzy compte 121 habitants. Les hameaux dispersés et les abords de chemins y sont les endroits où l'on tombe le plus souvent sur une procession. Perchée aux alentours de 670 mètres, la commune connaît un calendrier décalé de plusieurs semaines sur celui de la plaine.
Sainte-Agathe-en-Donzy appartient à le Forez oriental, autour de Feurs et de Panissières. Le secteur mêle grandes cultures et bosquets : les arbres isolés en bordure de champ ou de plan d'eau sont les plus exposés, parce qu'ils prennent le soleil toute la journée. Le bâti dispersé en fermes et hameaux fait que beaucoup de nids passent inaperçus jusqu'à ce qu'un chien s'y frotte.
Ce sont les enfants et les animaux qui paient le prix fort. Une procession traversant une pelouse suffit à envoyer un chien chez le vétérinaire en urgence.
Trois indices dans l'ordre chronologique : aiguilles grignotées en fin d'été, cocon blanc visible dès novembre, procession au sol au printemps. Beaucoup de propriétaires ne remarquent le nid qu'au troisième stade, quand le danger est déjà dans le jardin. Une inspection annuelle en décembre suffit à prendre plusieurs mois d'avance.
Deux confusions reviennent sans cesse. La première avec les chenilles du bombyx cul-brun, qui tissent aussi sur les feuillus et qui sont urticantes elles aussi, mais avec un cycle différent. La seconde avec de simples amas de résine ou d'aiguilles mortes coincés dans une fourche de branche. Le cocon de processionnaire, lui, est dense, opaque et solidement arrimé.
Le chien est la victime type, parce qu'il explore avec le museau. Quelques secondes de contact suffisent. Si cela arrive, rincez abondamment la gueule à l'eau claire sans frotter, protégez-vous les mains, et filez chez le vétérinaire sans attendre : c'est la rapidité de la prise en charge qui détermine la suite.
Chez l'humain, la réaction va de la plaque rouge tenace à l'accident sérieux : démangeaisons violentes, conjonctivite, gêne respiratoire, œdème. Les enfants en bas âge, les asthmatiques et les personnes allergiques réagissent plus fort. Il n'est pas nécessaire de toucher une chenille : les poils circulent dans l'air.
L'échenillage mécanique reste ma méthode de référence entre décembre et mars. Elle suppose que le nid soit à portée de perche, donc sous les 10 mètres. Au-dessus, la coupe n'est plus possible depuis le sol et je bascule sur l'écopiège, qui traite le problème autrement.
C'est la réponse aux nids situés au-delà de 10 mètres, hors de portée de la perche. Plutôt que d'atteindre le nid, on intercepte les chenilles au seul endroit où elles passent obligatoirement : le tronc. Le collier se pose en une heure et se réutilise les saisons suivantes, ce qui en fait l'option la plus économique sur la durée.
Sur une parcelle réinfestée chaque année, le piégeage estival est le seul levier qui casse le cycle. Combiné à un écopiège en hiver, il fait tomber la pression de façon nette au bout de deux ou trois saisons.
En altitude, le cycle prend du retard. La descente des chenilles peut intervenir jusqu'en juin, là où elle se termine en mai dans la plaine. Cela allonge la fenêtre d'intervention hivernale, mais cela signifie aussi que les accidents surviennent plus tard dans la saison qu'on ne l'imagine.
Un nid laissé en place, ce sont plusieurs centaines de chenilles qui descendent au printemps, s'enfouissent dans votre terrain et ressortent en papillons l'été suivant. La colonie se reproduit sur place : l'année d'après, vous n'aurez pas un nid mais trois ou quatre.
Le tarif est fixe et connu d'avance. Il ne dépend ni de la difficulté rencontrée sur place, ni du temps passé : un forfait annoncé est un forfait tenu, même si la matinée y passe.
| Prestation | Détail | Tarif |
|---|---|---|
| Échenillage | Forfait jusqu'à 10 nids, à 10 mètres de hauteur maximum | 250 € |
| Écopiège seul | Pose sur le tronc, par arbre équipé | 130 € |
| Écopiège lors de l'échenillage | Pose au cours d'un échenillage, par arbre | 90 € |
| Déplacement | Toutes communes du 42, sans supplément kilométrique | Inclus |
Au-delà de 10 nids, chaque nid supplémentaire est facturé 10 €. Sur un terrain recevant du public, je viens constater sur place et j'établis un devis gratuit.
De décembre à mars ou avril, le cocon se repère facilement sur les branches dénudées et l'intervention est simple. Passé avril, les chenilles descendent en file indienne jusqu'en juin et l'on quitte la prévention pour l'urgence. Entre juin et septembre, place au piégeage des papillons.
Sur une aire de jeux ou une cour arborée, le retrait du nid ne suffit pas : il faut aussi traiter la question des poils déjà dispersés au sol. Je vous indique quelle zone neutraliser, pendant combien de temps, et ce qu'il faut éviter — le souffleur en tête de liste, qui remettrait tout en suspension au moment de la rentrée.
Je ne traite pas hors saison pour faire du chiffre. Si vous m'appelez en juin pour un nid de pin déjà vide, je vous le dis et on programme autre chose. Je préfère perdre une intervention que vous facturer un travail inutile.
Le trajet jusqu'à Sainte-Agathe-en-Donzy est inclus. C'est le même principe que sur mes autres prestations : un forfait tout compris, sans ligne kilométrique en bas de facture.
Si vous hésitez, appelez quand même. Je préfère vous dire franchement qu'il n'y a rien à faire plutôt que vous vendre une intervention inutile.
Le cycle complet, les deux espèces et les précautions à prendre sont détaillés sur la page traitement des chenilles processionnaires dans la Loire.
Et si tout se passe bien, j'espère ne pas avoir à revenir chez vous. Des chenilles qui reviennent, ce n'est jamais une bonne nouvelle.
— Didier