Échenillage des nids et pose d'écopièges à Planfoy, sans produit chimique et sans sous-traitance. Le prix est annoncé au téléphone, avant que je me déplace.
Planfoy rassemble 1 075 habitants sur 12 km², dans un tissu mêlant bourg-centre et hameaux où les résineux d'ornement sont nombreux. Le bourg se situe à environ 970 mètres d'altitude, ce qui décale sensiblement le cycle de l'insecte par rapport à la plaine.
Planfoy appartient à le massif du Pilat, entre crêts boisés et plateaux d'altitude. Attention à la confusion : les grandes forêts du Pilat sont surtout des sapinières, où l'insecte ne s'installe pas. Ce sont les pins isolés, autour des maisons, qui sont visés. Les résidences secondaires nombreuses font que certains nids ne sont découverts qu'au printemps, à la réouverture des maisons.
Un nid tombé au sol, un vieux cocon dans un tas de branches : tout cela reste urticant des mois durant. C'est pourquoi ce n'est pas un travail de bricolage.
Trois indices dans l'ordre chronologique : aiguilles grignotées en fin d'été, cocon blanc visible dès novembre, procession au sol au printemps. Beaucoup de propriétaires ne remarquent le nid qu'au troisième stade, quand le danger est déjà dans le jardin. Une inspection annuelle en décembre suffit à prendre plusieurs mois d'avance.
La processionnaire du chêne ne se comporte pas comme celle du pin. Elle ne construit pas de boule en bout de branche mais une nappe soyeuse plaquée contre le tronc ou une grosse charpentière, souvent à hauteur d'homme. Elle ne descend pas au sol : les chenilles se regroupent sur place, ce qui les met directement à portée des passants et des enfants.
Un pin en plein soleil, en bordure de terrain ou en alignement, sera toujours plus exposé qu'un pin au milieu d'un bosquet. C'est une question de repérage par les papillons femelles, qui pondent sur les sujets qu'elles voient. Cèdres et pins maritimes sont concernés au même titre, même si on y pense moins.
Chez l'humain, la réaction va de la plaque rouge tenace à l'accident sérieux : démangeaisons violentes, conjonctivite, gêne respiratoire, œdème. Les enfants en bas âge, les asthmatiques et les personnes allergiques réagissent plus fort. Il n'est pas nécessaire de toucher une chenille : les poils circulent dans l'air.
Un nid vide n'est pas un nid inoffensif. Les soies restent piégées dans les débris, dans l'herbe et dans le sol pendant des mois. Évitez le souffleur, le balai sec et la tondeuse sur les zones concernées : ces trois outils remettent les poils en suspension et transforment un problème localisé en problème général.
Le statut réglementaire a changé en 2022. Certaines communes du département ont depuis pris des arrêtés imposant le traitement, et d'autres organisent des campagnes groupées. Un passage en mairie vous dira ce qui s'applique chez vous, et si une aide existe.
L'échenillage consiste à couper le nid à la perche télescopique, jusqu'à 10 mètres de hauteur depuis le sol, puis à l'ensacher hermétiquement avant destruction. Je travaille en équipement de protection intégral, et j'évacue tout : vous n'avez rien à manipuler ni à jeter. C'est la méthode la plus directe, et la seule qui règle le problème dans la journée.
C'est la réponse aux nids situés au-delà de 10 mètres, hors de portée de la perche. Plutôt que d'atteindre le nid, on intercepte les chenilles au seul endroit où elles passent obligatoirement : le tronc. Le collier se pose en une heure et se réutilise les saisons suivantes, ce qui en fait l'option la plus économique sur la durée.
Le tarif est fixe et connu d'avance. Il ne dépend ni de la difficulté rencontrée sur place, ni du temps passé : un forfait annoncé est un forfait tenu, même si la matinée y passe.
| Prestation | Détail | Tarif |
|---|---|---|
| Échenillage | Forfait jusqu'à 10 nids, à 10 mètres de hauteur maximum | 250 € |
| Écopiège seul | Pose sur le tronc, par arbre équipé | 130 € |
| Écopiège lors de l'échenillage | Pose au cours d'un échenillage, par arbre | 90 € |
| Déplacement | Toutes communes du 42, sans supplément kilométrique | Inclus |
Au-delà de 10 nids, chaque nid supplémentaire est facturé 10 €. Sur un terrain recevant du public, je viens constater sur place et j'établis un devis gratuit.
Je préfère annoncer large : une heure pour un chantier simple, une demi-journée quand les nids sont nombreux ou l'accès compliqué. Vous n'avez pas à rester à côté de moi pendant tout ce temps, une fois qu'on a fait le tour ensemble.
Le nid d'hiver reste visible de décembre à mars ou avril, accroché en bout de branche : c'est la fenêtre principale, celle où l'on peut à la fois retirer le nid et sécuriser le tronc. Vient ensuite la descente, d'avril à juin, période de tous les accidents. L'idéal est d'avoir agi avant.
Les collectivités et les gestionnaires d'établissements scolaires ont une obligation de sécurité renforcée dès lors que le risque est identifié. Un signalement écrit resté sans suite est difficile à défendre en cas d'accident. C'est pourquoi je documente ces interventions plus que les autres : devis, photos avant-après, attestation.
Pour un bien en gestion locative, c'est l'agence qui arbitre, généralement en se référant au bail. Je fournis dans tous les cas une facture détaillée qui permet la refacturation ou la déduction, selon ce qui a été convenu. Ce n'est pas mon rôle de trancher entre vous, mais mon devis permet de discuter sur des chiffres plutôt que sur des impressions.
Le déplacement est compris dans ces prix. Planfoy relève de ma zone au même titre que n'importe quelle commune du 42 : je ne facture pas les kilomètres.
Si vous hésitez, appelez quand même. Je préfère vous dire franchement qu'il n'y a rien à faire plutôt que vous vendre une intervention inutile.
Le cycle complet, les deux espèces et les précautions à prendre sont détaillés sur la page traitement des chenilles processionnaires dans la Loire.
Et si tout se passe bien, j'espère ne pas avoir à revenir chez vous. Des chenilles qui reviennent, ce n'est jamais une bonne nouvelle.
— Didier